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Une lettre de Nath, gilet jaune de Chartres

Nous avons reçu une lettre très intéressante de Nath, gilet jaune de Chartres, qu'elle nous a autorisée à reproduire.


REFLEXION


Après lecture du livre de Mathieu qui a pu mettre des mots sur ce que je n’arrivais pas à décrire et expliquer, voici mon état d’esprit.

Toute forme de colère doit être prise compte : les manifestations, les assemblées, les collectifs (associations diverses), mais aussi les élections. Il nous faudra un jour élire des représentants car il est bien évident que tous les citoyens de ce pays ne pourront arriver dans le bureau d’un chef d’état de pays étranger pour débattre des affaires mondiales par exemple.

Mais il faudra changer de mode de scrutin. Prendre en compte le vote blanc et l’absentéisme dans le calcul des voix. De cette façon, cela sera plus représentatif de la réalité du choix final, quitte à ce que le vote devienne obligatoire. Il faudra également que les représentants soient sous contrôle, il ne faut plus faire confiance et se dire « on verra bien ce qui se passera ». Nous devons tous être décideurs et acteurs de notre vie, de notre avenir.

Le RIC peut nous y aider à condition que tout le monde s’implique à y travailler pour construire celui qui nous conviendra le mieux de la manière la plus unanime possible. Nous n’obtiendrons pas le 100% car c’est impossible, mais nous pouvons aller vers un consentement (comme m’ont appris les formations de facilitation d’Hakim Lowë).

Il faudra également nous regarder autrement car chaque individu à sa particularité. Il va falloir admettre que nous avons tous besoin les uns des autres pour survivre car nous n’avons pas les mêmes compétences et mettre nos egos de côté. Chaque être humain a son importance dans cet univers. Comme je le disais un jour à Raul Magni-Berton, où il me confiait son désarroi face à ses collègues de travail qui se sentaient de par leur statut social plus importants que nombre de citoyens lambda : « Ces gens tout intellectuels qu’ils sont auront un jour besoin de moi s’ils sont malades, car ils n’ont pas mes compétences d’aide-soignante, comme moi j’aurai peut-être un jour besoin d’eux car je n’ai pas leur savoir ». Personne ne doit se sentir plus important qu’un autre, car sans les autres nous ne sommes rien. Si nous prenons conscience de cela, alors nous avons une petite chance de sortir de cette crise et de construire une démocratie digne de ce nom et de bâtir une nation plus solide. Mais si rien ne change, si les puissants continuent de devenir encore plus puissants au détriment des plus faibles et si les plus faibles ne se ressaisissent pas en prenant conscience qu’ils ne sont pas « rien » et qu’eux aussi ont leur mot à dire pour participer à l’épanouissement de ce pays, alors nous courons tous à notre perte.

Pourquoi l’être humain a-t-il besoin être toujours au-dessus de l’autre ?

Pourquoi avons-nous besoin de toujours attiser les convoitises ?

Pourquoi ne pouvons-nous pas vivre dans l’harmonie, le respect de l’être humain et le respect de cette planète ?

Les inégalités se sont creusées car l’individualisme à pris le dessus. Je ne suis personne, j’ai peu de moyens, mais je veux me battre et je continuerai à me battre pour que ce monde ait une chance de survie.





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